3ème partie - La tyrannie du Parti communiste chinois
Préambule
Quand on parle de tyrannie, la plupart des Chinois se souviennent de Qin Shi Huang (259-210 av. J.-C.), le premier empereur de la dynastie Qin, dont la cour tyrannique brûlait les livres philosophiques et enterrait vivant les érudits confucéens. La façon cruelle dont Qin Shi Huang traita son peuple résultait de sa politique de « maintenir son autorité par tous les moyens sous les cieux ».
Cette politique comprenait quatre aspects majeurs : une imposition excessivement lourde, le gaspillage de main-d’œuvre dans des projets à sa propre gloire, une torture brutale en vertu de lois draconiennes comme punir aussi les membres de la famille des accusés et les voisins, et le contrôle des esprits en bloquant tous les circuits de la pensée et d’expression libres – on brûlait les livres et on allait jusqu’à enterrer vivant les érudits. Sous le règne de Qin Shi Huang, la Chine comptait environ 10 millions d’habitants ; la cour des Qin en a envoyé plus de 2 millions aux travaux forcés. Qin Shi Huang appliqua ses lois draconiennes dans le monde des intellectuels, interdisant à une échelle massive la liberté de pensée. Sous son règne, des milliers d’érudits confucéens et de dignitaires qui s’avisèrent de critiquer le gouvernement furent exécutés.

La tyrannie prise en photo.
Des policiers chinois en uniforme et en civil arrêtent des pratiquants de Falun Gong, venus sur la place Tiananmen pour manifester pacifiquement pour arrêter la persécution, le 25 juillet 2001. (Clearwisdom)
Aujourd’hui, la violence et les abus du Parti communiste chinois (PCC) sont encore plus implacables que ceux de la tyrannique dynastie Qin. La philosophie du PCC est basée sur la « lutte », et son autorité s’est édifiée sur une série de « luttes des classes », « luttes de lignes » et « luttes idéologiques », aussi bien en Chine qu’à l’encontre des autres nations. Mao Tse Toung a dit ouvertement :
« Ce que Qin Shi Huang s’est vanté d’avoir fait n’est rien. Il a enterré vivant 460 savants ; nous, nous avons enterré 460 000 intellectuels. Certains nous ont qualifiés de dictateurs semblables à Qin Shi Huang, et nous l’acceptons pleinement. C’est la réalité. Dommage que vous soyez encore en deçà de cette réalité. Nous devons donc en faire plus. »
Jetons à présent un regard sur ces cinquante-cinq éprouvantes années sous le règne du PCC en Chine. Avec une philosophie fondatrice de « lutte des classes », le PCC, depuis sa prise de pouvoir, n’a pas ménagé ses efforts pour commettre un génocide de classes, instaurant son règne de terreur par une révolution violente. Meurtres et lavages de cerveau ont été utilisés de concert pour supprimer toute croyance autre que la théorie communiste. Le PCC a lancé un mouvement après l'autre afin de se dépeindre lui-même comme infaillible et divin. Suivant sa théorie de lutte des classes et une révolution violente, il a tenté d’éliminer les dissidents et les classes sociales opposées, en utilisant la violence et la ruse pour forcer le peuple chinois à devenir les serviteurs obéissants de son règne tyrannique.
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I. La Réforme agraire – Eliminer la classe des propriétaires fonciers
A peine trois mois après la création du Parti communiste en Chine, le PCC appelait à l’élimination de la classe des propriétaires terriens comme étant l’une des lignes du programme de réforme agraire nationale. Le slogan du Parti, « la terre aux paysans », stimulait le côté égoïste des paysans sans terre, les encourageant à prendre la terre par la violence sans tenir compte des implications morales de leurs actes. La campagne de réforme agraire, qui stipulait explicitement l’élimination de la classe des propriétaires, commença en regroupant la population rurale dans différentes catégories sociales. Vingt millions de ruraux dans tout le pays furent qualifiés de « propriétaires terriens, paysans riches, réactionnaires ou mauvais éléments ». Ces nouveaux parias faisaient face à la discrimination, à l’humiliation, et à la perte de leurs droits civiques. Tandis que le programme de réforme agraire étendait sa portée aux régions reculées et aux villages des minorités ethniques, les organisations du PCC se développèrent également rapidement. Des comités du Parti se déployèrent dans chaque ville et des sections du Parti dans chaque village à travers toute la Chine. Les cellules locales étaient les porte-paroles diffusant les instructions du Comité central du PCC : elles étaient sur le front de la lutte des classes, incitant les paysans à se soulever contre leurs propriétaires. Près de 100 000 propriétaires périrent durant cette période. Dans certains endroits, le PCC et les fermiers tuèrent des familles entières, sans distinction ni de sexe ni d’âge, et cela, comme moyen d’éradiquer complètement la classe des propriétaires.
Entre temps, le PCC lança sa première vague de propagande, déclarant « le président Mao est le grand sauveur du peuple » et « seul le PCC peut sauver la Chine ». Pendant la réforme agraire, les paysans sans terre obtinrent sans effort tout ce qu’ils voulaient, grâce à la politique communiste de récolter sans travailler, ou voler sans se préoccuper des moyens utilisés. Les paysans pauvres attribuèrent au PCC le mérite de l’amélioration de leur vie, ils approuvèrent ainsi la propagande du PCC, à savoir que le Parti travaillait pour le bien du peuple.
Pour les propriétaires des terres nouvellement acquises, les bons jours de « la terre aux paysans » furent de courte durée. En deux ans, le PCC imposa un certain nombre de pratiques aux fermiers tels que les groupes d’entraide, les coopératives de base, les coopératives supérieures et les communes du peuple. Utilisant le slogan qui critiquait « les femmes aux pieds bandés » – c'est-à-dire celles qui se déplacent à petits pas – année après année, le PCC poussa les paysans à « se jeter » dans le socialisme. En plaçant les céréales, le coton, et l’huile alimentaire sous un unique système d’approvisionnement à l’échelle nationale, les principaux produits agricoles furent exclus du marché d’échange. De plus, le PCC mit en place un registre de domiciliation, empêchant les paysans d’aller dans les villes pour y trouver du travail ou pour s’y installer. Ceux qui étaient déclarés comme résidents ruraux n’avaient pas la permission d’acheter des céréales dans des magasins d’Etat et leurs enfants n’avaient pas le droit de recevoir un enseignement dans les villes. Les enfants de paysans devaient rester paysans – ce qui, au début des années 50, transforma 360 millions de ruraux en citoyens de seconde classe.
A partir de 1978, durant les cinq années qui suivirent le passage d’un système collectif à un système de contrat familial, certains parmi les 900 millions de paysans virent leur niveau de vie augmenter légèrement et leur statut social s’améliorer quelque peu. Cependant, un si maigre bénéfice ne résista pas à un système de prix favorisant les produits industriels au détriment des produits agricoles ; une fois de plus les paysans retombèrent dans la pauvreté. L’écart de revenus entre la population rurale et la population urbaine s’est considérablement accru, les disparités économiques continuent d’augmenter. De nouveaux propriétaires et de riches fermiers sont apparus dans les régions rurales. L’agence de presse Xinhua, porte-parole du PCC, indique que depuis 1997 « les revenus des paysans des principales régions de production céréalière ainsi que les revenus de la plupart des familles rurales ont stagné et dans certains cas ont même reculé ». En d’autres termes, le revenu des paysans obtenu par la production agricole n’a pas augmenté. Au contraire il a diminué. Le ratio revenu urbain/revenu rural est passé de 1,8 contre 1 au milieu des années 80 à 3,1 contre 1 aujourd’hui.
II. Les réformes dans l’industrie et le commerce – Eliminer la classe capitaliste
Le PCC voulait éliminer une autre classe, celle de la bourgeoisie nationale qui détenait un capital dans les villes et dans les agglomérations rurales. Alors qu’il réformait l’industrie et le commerce en Chine, le PCC prétendit que la classe capitaliste et la classe ouvrière étaient différentes par nature : la première était la classe exploitante alors que la seconde était non-exploitante et contre l’exploitation. Selon cette logique, la classe capitaliste était née pour exploiter et ne cesserait de le faire jusqu’à ce qu’elle périsse ; elle ne pouvait qu’être éliminée et non pas réformée. A partir de telles prémices, le PCC utilisa autant le meurtre que le lavage de cerveau pour transformer les capitalistes et les marchands. Le PCC recourut à sa vieille méthode de soutenir l’obéissant et de détruire ceux qui s’opposaient. Si vous remettiez tous vos biens à l’Etat et souteniez le PCC, vous n’étiez considéré que comme un problème mineur parmi le peuple. Si, au contraire, vous n’étiez pas d’accord ou si vous vous plaigniez de la politique du PCC, vous étiez taxé de contre-révolutionnaire et deveniez la cible de la dictature draconienne du PCC.
Pendant le règne de terreur qui découla de ces réformes, capitalistes et propriétaires d’entreprise, tous remirent leurs biens. Beaucoup ne supportèrent pas l’humiliation et mirent fin à leurs jours. Chen Yi, alors maire de Shanghai, demandait chaque jour : « Combien de parachutistes avons-nous eu aujourd’hui ? » en faisant référence aux capitalistes qui s’étaient suicidés en se jetant du haut des immeubles ce jour-là. Voilà comment le PCC a éliminé la propriété privée en Chine, en seulement quelques années.
Tout en exécutant ses programmes de réforme agraire et financière, le PCC a lancé de grands mouvements de persécution du peuple chinois. Ces mouvements comprenaient : la répression des « contre-révolutionnaires », les campagnes de réforme idéologique, la purge de la clique anti-PCC conduite par Gao Gang et Rao Shushi(3), et l'enquête sur le groupe « contre-révolutionnaire » de Hu Feng , ainsi que la campagne des « trois anti- » et la campagne des « cinq anti- », avec le but affirmé d’éliminer les contre-révolutionnaires. Le PCC a utilisé ces mouvements pour cibler et persécuter brutalement un nombre incalculable de gens innocents. Dans chaque mouvement politique le PCC a pleinement utilisé son contrôle des ressources gouvernementales, en accord avec les comités du Parti, ses sections et ses sous-sections. Trois membres du Parti formaient une petite force de frappe, infiltrant tous les villages et ses environs. Ces forces de frappe étaient omniprésentes, ne laissant pas une pierre non retournée. Ce réseau de contrôle du Parti profondément enraciné, héritage du réseau du PCC (des « sections du Parti installées au sein de l’armée » pendant les années de guerre), a depuis lors joué un rôle majeur dans les mouvements politiques ultérieurs.
III. Répression des groupes religieux et populaires
Le PCC a commis une autre atrocité dans la répression brutale des religions et l’interdiction complète de tous les groupes d’origine religieuse après la création de la République populaire de Chine. En 1950, le PCC a donné l’ordre aux autorités locales d’interdire toutes les croyances religieuses non officielles et les sociétés secrètes. Il affirmait que ces groupes souterrains « féodaux » étaient de simples instruments dans les mains des propriétaires terriens, des riches fermiers, des réactionnaires, et des agents spéciaux du KMT. Dans cette répression nationale, le gouvernement a mobilisé les classes auxquelles il faisait confiance pour identifier et persécuter les membres de groupes religieux. Les autorités, à différents niveaux, étaient impliquées directement dans la dissolution de « groupes superstitieux » comme les communautés chrétiennes, catholiques, taoïstes (en particulier ceux qui croyaient en I-Kuan Tao) et bouddhistes. Elles ordonnaient à tous les membres de ces églises, temples et sociétés religieuses de s’inscrire auprès des agences gouvernementales et de se repentir de leur implication. S’y soustraire entraînait une lourde punition. En 1951, le gouvernement promulgua officiellement des règlements menaçant d’emprisonnement à vie, ou de peine de mort, ceux qui poursuivraient leurs activités dans des groupes religieux non officiels.
Ce mouvement a persécuté un grand nombre de croyants bienveillants et respectueux des lois. Des statistiques incomplètes indiquent que dans les années 50, le PCC a persécuté, exécutions comprises, au moins trois millions de croyants religieux et de membres de groupes clandestins. Le PCC perquisitionnait pratiquement chaque foyer à travers le pays et interrogeait ses membres, détruisant même les divinités tutélaires des foyers traditionnellement honorées par les paysans chinois. Les exécutions renforçaient le message que l’idéologie communiste était la seule idéologie et la seule foi légitimes. Le concept de croyants « patriotiques » apparut bientôt. La Constitution de l’Etat protégeait les croyants « patriotes ». En réalité, quelle que soit la religion en laquelle on croyait, il n’y avait qu’un seul critère : on devait suivre les directives du PCC et reconnaître sa prééminence sur toutes les religions. Si vous étiez chrétiens, le PCC était le Dieu du Dieu chrétien. Si vous étiez bouddhiste, le PCC était le maître Bouddha du maître Bouddha. Pour les musulmans, le PCC était le Allah d’Allah. Quant au Bouddha vivant dans le bouddhisme tibétain, le PCC intervenait et choisissait lui-même qui serait le Bouddha vivant. En résumé, le PCC ne vous laissait que le choix d’exprimer et de faire ce que le Parti vous demandait de dire et de faire. Tous les croyants étaient contraints d’appliquer les objectifs du PCC en ne gardant de leur croyance que le nom. Ne pas s’y soumettre vous désignait comme cible de la répression et de la dictature du PCC.
Selon un reportage du 22 février 2002 du magazine en ligne Humanity and Human Rights, 20 000 chrétiens ont mené une étude parmi les 560 000 chrétiens des églises familiales de 207 villes dans 22 provinces en Chine. L’enquête a montré que parmi les membres de ces églises familiales, 130 000 étaient sous la surveillance du gouvernement. Dans le livre Comment le Parti communiste chinois a persécuté les chrétiens (1958), on apprend qu’en 1957 le PCC avait tué plus de 11 000 adeptes religieux et qu’il en avait arrêtés arbitrairement – en leur extorquant de l’argent – beaucoup plus. En éliminant les classes des propriétaires, des capitalistes et en persécutant un grand nombre de croyants et de gens respectueux des lois, le PCC déblayait le terrain pour que le communisme devienne la religion unique et toute-puissante de la Chine.
IV. Le mouvement anti-droitier – Un lavage de cerveau à l’échelle nationale
En 1956, un groupe d’intellectuels hongrois forma le Cercle Petofi, qui critiquait le gouvernement hongrois lors de forums et de débats. Le groupe déclencha en Hongrie une révolution à l’échelle nationale, qui fut écrasée par les soldats soviétiques. Mao Tse Toung tira une leçon de « l’épisode hongrois ». En 1957, il appela les intellectuels chinois et d’autres personnes à « aider le PCC à se rectifier lui-même ». Ce mouvement, connu sous le nom de mouvement des « cent fleurs », suivait le slogan « laisser cent fleurs s’épanouir et cent écoles de pensée s'affronter ». Son but était de faire sortir par la ruse « les éléments anti-Parti parmi le peuple ». En 1957, dans sa lettre aux chefs du Parti en province, Mao parlait de son intention de les laisser s’exprimer librement au nom de la liberté de pensée et pour rectifier le PCC.
A l’époque les slogans encourageaient les gens à s’exprimer en promettant qu’il n’y aurait pas de représailles – le Parti « ne chercherait pas de poux dans la tête, ne donnerait pas de coups de bâtons, ne mettrait pas de bonnets et ne réglerait pas ses comptes après l’automne » voulant dire que le Parti ne trouverait pas de faute, ni n’attaquerait, ni n’étiquetterait, ni ne chercherait à réprimer. Mais bientôt, le PCC allait lancer un mouvement « anti-droitier », qualifiant 540 000 de ceux qui avaient osé s’exprimer de « droitiers ». Parmi eux, 270 000 perdirent leur emploi et 230 000 furent étiquetés « droitiers modérés » ou « éléments anti-socialistes, anti-PCC ». Plus tard, certains résumèrent les stratagèmes politiques du PCC pour persécuter les gens en quatre séquences ou « faire sortir le serpent du trou » :
- inventer des crimes
- attaquer soudainement et punir sous un seul chef d’accusation
- attaquer sans relâche en prétendant sauver les gens
- forcer à l’autocritique en utilisant les qualificatifs les plus sévères
Quels étaient alors les « discours réactionnaires » qui coûtèrent à tant de droitiers et d’anti-communistes un exil de plus de trente ans dans les coins les plus reculés de la nation ? Les « trois principales théories réactionnaires », cibles d’attaques intensives et générales à l’époque, consistaient en quelques discours de Luo Longji, Zhang Bojun, et Chu Anping. Un examen plus attentif de ce qu’ils proposaient et suggéraient montre que leurs souhaits étaient plutôt bénins.
Luo proposait de former une commission commune entre le PCC et différents partis « démocratiques » pour examiner les déviations dans la campagne des« trois anti- », la campagne des « cinq anti- » et les mouvements de purge des réactionnaires. Le Conseil des affaires d’Etat lui-même soumettait souvent quelque chose déjà décidé à la Conférence consultative politique du peuple chinois et à l’Assemblée populaire pour observations et commentaires, et Zhang suggérait que la Conférence consultative politique du peuple chinois et l’Assemblée populaire soient incluses dans le processus de décisions.
Chu suggérait que comme ceux qui n’étaient pas membres du PCC avaient aussi de bonnes idées, le respect de soi et le sens des responsabilités, il n’y avait pas besoin de mettre un membre du PCC à la tête de chaque cellule de travail, petite ou grande dans tout le pays, encore moins pour les équipes dépendant des cellules de travail. Il n’y avait pas besoin que toute chose, petite ou grande, soit obligatoirement faite comme le suggéraient les membres du PCC. Tous les trois avaient exprimé leur volonté de suivre le PCC et aucune de leurs suggestions n’avait dépassé les limites énoncées par le célèbre écrivain et critique Lu Xun(4) : « Maître, votre habit est devenu sale. Laissez-moi s’il vous plaît vous l’ôter et je le laverai pour vous. » Comme Lu Xun, ces « droitiers » exprimaient docilité, soumission et respect.
Aucun des « droitiers » condamnés ne suggérait que le PCC dut être renversé, tout ce qu’ils offraient était une critique constructive. Pourtant précisément à cause de ces suggestions, des centaines de milliers de gens perdirent leur liberté. Des millions de familles furent frappées par ce malheur. Davantage de mouvements en résultèrent, tels que « se confier au PCC », dénicher les jusqu'au-boutistes dans la nouvelle campagne des « trois anti- », envoyer les intellectuels aux travaux forcés dans les campagnes, et attraper les droitiers ayant échappé à la première vague. Quiconque était en désaccord avec le chef de l’unité de travail était étiqueté comme anti-PCC. Le PCC leur faisait subir des critiques constantes et les envoyait dans des camps de travaux forcés pour y être rééduqués. Parfois le Parti transférait des familles entières dans des zones rurales ou interdisait aux enfants l’accès au collège ou à l’armée. Ils ne pouvaient solliciter un poste ni dans les villes ni dans les villages. Les familles perdaient la sécurité de l’emploi et les bénéfices de la santé publique. Ils devinrent les derniers des membres du rang des paysans et des proscrits, même parmi les citoyens de seconde classe.
Après la persécution des intellectuels, certains développèrent une double personnalité. Suivant de près le « Soleil rouge », ils devinrent les « intellectuels appointés par la Cour » du PCC, faisant et disant tout ce que le PCC leur demandait. D’autres prirent leurs distances des affaires politiques. Les intellectuels chinois, qui ont traditionnellement un sens élevé de leur responsabilité envers la nation, ont été depuis réduits au silence.
V. Le Grand Bond en avant - Créer des mensonges pour tester la fidélité du peuple
Après le mouvement anti-droitier, la Chine conçut une peur de la vérité. Tout le monde commença à écouter et raconter des mensonges, inventer des histoires, fuir et dissimuler les faits par des mensonges et des rumeurs. « Le Grand Bond en avant » fut un exercice collectif national de mensonge. La population toute entière, sous la direction du spectre pervers du PCC, fit de nombreuses choses ridicules. Les menteurs et ceux à qui l’on mentait, tous étaient trahis. Dans cette campagne de mensonges et d’actions ridicules, le PCC implanta son énergie violente et néfaste dans l’univers spirituel du peuple chinois. À l'époque, beaucoup chantaient la chanson de soutien au Grand Bond en avant : « Je suis le grand Empereur de Jade, je suis le Roi Dragon(5), je peux déplacer les montagnes et les rivières, me voilà. » Une année après l’autre on se lança dans des politiques telles qu’« atteindre une production céréalière de 7,5 tonnes par hectare », « doubler la production d'acier », « surpasser la Grande-Bretagne en dix ans et les Etats-Unis en quinze ans ». Ces politiques aboutirent à une grande famine nationale qui coûta des millions de vies.
Qui, parmi les participants du huitième plénum du huitième Comité central du PCC tenu à Lushan en 1959, n’était pas de l’avis du général Peng Dehuai(6), que le Grand Bond en avant lancé par Mao Tse Toung était une folie ? Pourtant, soutenir ou non la politique de Mao marquait la ligne entre la loyauté et la trahison, ou la ligne entre la vie et la mort. Dans une histoire de l’ancienne Chine, lorsque Zhao Gao(7) prétendit qu'un cerf était un cheval, il connaissait la différence entre le cerf et le cheval, mais il appela à dessein un cerf, cheval, pour contrôler l’opinion publique, faire taire les discussions et accroître son propre pouvoir. Le résultat du plénum de Lushan fut que même Peng Dehuai dut signer une résolution le condamnant et l’éliminant lui-même du gouvernement central. De même, dans les années suivant la Révolution culturelle, Deng Xiaoping dut promettre qu'il ne s’opposerait jamais à la décision du gouvernement de le destituer de ses fonctions.
La société s’appuie sur les expériences passées pour comprendre le monde et élargir ses horizons. Pourtant, le PCC a enlevé aux gens toute possibilité d’apprendre des expériences et des leçons historiques. La censure officielle des médias n’a fait que diminuer la capacité des gens à discerner le bien du mal. Après chaque mouvement politique, les plus jeunes générations n’ont entendu que le point de vue du Parti, alors qu’elles ont été privées des analyses, idéaux et expériences des générations précédentes. En conséquence, les gens n’ont que des informations éparpillées pour comprendre l’histoire et juger les événements, ils croient avoir une opinion correcte alors qu’ils sont à des kilomètres de la vérité. Ainsi, la politique du PCC de maintenir les gens dans l’ignorance a été minutieusement exécutée.
VI. La Révolution culturelle – le monde bouleversé par une possession maligne
La Révolution culturelle fut un grand spectacle mis en place par le spectre pervers du PCC alors qu’il possédait toute la Chine. En 1966, une nouvelle vague de violence parcourut la Chine : une incontrôlable terreur rouge fit trembler les montagnes et gela les rivières. L'auteur Qin Mu a décrit la Révolution culturelle en ces termes lugubres :
« C'était une calamité sans précédent : [le PCC] a emprisonné des millions de gens en raison de leur lien avec un membre de leur famille [visé], il a mis fin à des millions de vies, a brisé des familles, a transformé des enfants en truands et en voyous, a brûlé des livres, a démoli des monuments historiques, a détruit les tombes d'intellectuels et a commis toutes sortes de crimes au nom de la Révolution. »
Selon des chiffres prudents, le nombre de morts non naturelles en Chine pendant la Révolution culturelle est estimé à 7,73 millions.
Les gens pensent souvent, à tort, que la violence et les crimes durant la Révolution culturelle ont surtout eu lieu à l’occasion de mouvements rebelles et que c’étaient les Gardes rouges et les insurgés qui perpétraient les massacres. Cependant, des milliers de rapports annuels des cantons chinois officiellement publiés indiquent que le pic de morts non naturelles pendant la Révolution culturelle n'a pas eu lieu en 1966, lorsque les Gardes rouges contrôlaient la plupart des organisations gouvernementales, ni en 1967 lorsque les rebelles combattaient au sein de différents groupes avec des armes militaires, mais plutôt en 1968 quand Mao a repris le contrôle du pays tout entier. Les meurtriers dans ces événements abominables ont souvent été des officiers de l'armée et des soldats, des miliciens armés et des membres du PCC à tous les niveaux du gouvernement.
Les exemples suivants illustrent à quel point la violence pendant la Révolution culturelle était la politique du PCC et des gouvernements régionaux, et non le comportement extrémiste des Gardes rouges. Le PCC a dissimulé sa participation directe dans la campagne ainsi que les instructions données par des dirigeants du Parti et les fonctionnaires du gouvernement.
En août 1966, les Gardes rouges chassèrent les résidents de Pékin qui avaient été classés dans des mouvements précédents comme « propriétaires, paysans riches, réactionnaires, mauvais éléments et droitiers » et les envoyèrent dans les campagnes. Des statistiques officielles incomplètes ont montré que 33 695 maisons furent perquisitionnées et que 85 196 résidents de Pékin furent expulsés de la ville et renvoyés là d’où leurs parents étaient venus à l’origine. Les Gardes rouges ont mené cette politique dans tout le pays, expulsant plus de 400 000 résidents urbains à la campagne. Même de hauts fonctionnaires dont les parents étaient propriétaires terriens durent s'exiler à la campagne.
En réalité, le PCC avait planifié la campagne d'expulsion avant même que la Révolution culturelle ait commencé. L'ancien maire de Pékin, Peng Zhen, déclara que les résidents de la ville de Pékin devraient être aussi purs idéologiquement que « des panneaux en verre et en cristal », voulant dire que tous les résidents appartenant à la mauvaise classe sociale seraient expulsés de la ville. En mai 1966, Mao commanda à ses subalternes de« protéger la capitale ». Une équipe de travail de la capitale fut instituée, menée par Ye Jianying, Yang Chengwu et Xie Fuzhi. Une de ses tâches était d’utiliser la police pour expulser les résidents de Pékin ayant de mauvais antécédents de classe.
Cette histoire aide à comprendre pourquoi le gouvernement et la police ne sont pas intervenus, mais ont plutôt soutenu les Gardes rouges en fouillant les maisons et en expulsant plus de deux pour cent des habitants de Pékin. Le ministre de la Sécurité publique, Xie Fuzhi, exigea que la police n’intervienne pas dans les actions des Gardes rouges, mais leur fournisse plutôt conseils et informations. Les Gardes rouges ont été simplement utilisés par le Parti pour mener des actions planifiées. Puis, à la fin de 1966, ces Gardes rouges furent abandonnés par le PCC. Beaucoup d’entre eux furent étiquetés comme contre-révolutionnaires et emprisonnés, d’autres furent envoyés à la campagne avec d’autres jeunes citadins pour travailler et réformer leur mentalité. L’organisation des Gardes rouges de l’ouest de la ville, qui mena l’expulsion des résidents des villes, fut établie sous la direction « attentive » des leaders du PCC. Un ordre d’incriminer ces Gardes rouges fut également émis après avoir été revu par le secrétaire général du Conseil des affaires d’Etat.
A la suite de l’expulsion des Pékinois appartenant à la mauvaise classe sociale, les régions rurales commencèrent une autre série de persécution des éléments de mauvaises classes. Le 26 août 1966, un discours de Xie Fuzhi fut transmis au bureau de police de Daxing(8) pendant leur réunion de travail. Xie ordonnait à la police d’aider les Gardes rouges à fouiller les maisons des « cinq classes noires » (propriétaires terriens, paysans riches, réactionnaires, mauvais éléments et droitiers) en fournissant conseils et informations, et en les aidant dans leurs raids. L’abominable massacre de Daxing se produisit suite aux instructions directes des services de police. Les organisateurs en étaient le directeur et le secrétaire du département de police du PCC, les tueurs étaient pour la plupart des miliciens qui n’épargnèrent même pas les enfants.
Beaucoup furent admis au PCC pour leur « bon comportement » durant les massacres. Selon des statistiques incomplètes de la province de Guangxi, environ 50 000 membres du PCC étaient impliqués dans les tueries. Parmi eux, plus de 9 000 furent admis au Parti peu après avoir tué quelqu’un. Plus de 20 000 commirent des meurtres après avoir été admis au Parti, et plus de 19 000 autres membres du Parti étaient impliqués dans les meurtres d’une manière ou d’une autre.
Durant la Révolution culturelle, la théorie des classes s’appliquait aussi aux passages à tabac. Les méchants le méritaient s’ils étaient battus par les bons. C’était un honneur pour une mauvaise personne de battre une autre mauvaise personne. C’était une erreur si une bonne personne frappait une autre bonne personne. Une telle théorie inventée par Mao était largement répandue dans les mouvements rebelles. La violence et le massacre étaient très répandus suivant la logique qui était que les ennemis de la lutte des classes méritaient la violence perpétrée contre eux.
Du 13 août au 7 octobre 1967, les miliciens du canton de Dao de la province de Hunan massacrèrent les membres de l’organisation Vent et orage de Xiangjiang ainsi que ceux des « cinq classes noires ». Le massacre dura 66 jours, plus de 4 519 personnes de 2 778 ménages furent tués dans 468 brigades (villages administratifs) de 36 communes populaires dans 10 districts. Au total 9 093 personnes furent tuées, parmi lesquelles 38 % faisaient partie des « cinq classes noires » et 44 % étaient leurs enfants. La victime la plus âgée avait 78 ans, et la plus jeune 10 jours.
Ce n’est qu’un seul cas de violence, dans une petite région, pendant la Révolution culturelle. En Mongolie Intérieure, après l’établissement du Comité révolutionnaire au début de 1968, le nettoyage de classes et la purge du parti fabriqué - le « Parti révolutionnaire du peuple de Mongolie Intérieure » - tuèrent plus de 350 000 personnes. En 1968, des dizaines de milliers de gens dans la province de Guangxi participèrent au meurtre de masse de la faction rebelle de l’organisation « 422 », exterminant plus de 110 000 personnes.
Ces cas indiquent que les principaux actes de massacres violents durant la Révolution culturelle provenaient tous des ordres et des instigations directes des chefs du PCC, qui ont autorisé et utilisé la violence afin de persécuter et tuer les citoyens. Ces meurtriers directement impliqués dans l’ordre et l’exécution des massacres étaient pour la plupart de l’armée, de la police, de la milice armée, ainsi que des membres clés du Parti et de la Ligue de la Jeunesse.
Durant la réforme agraire, le PCC avait utilisé les paysans pour renverser les propriétaires afin d’obtenir la terre. Durant la Réforme industrielle et commerciale, le PCC s’est servi de la classe ouvrière pour renverser les capitalistes et mettre la main sur leurs biens. Durant le mouvement anti-droitier il a éliminé tous les intellectuels qui avaient des opinions opposées. Alors quel était le but de tous les massacres durant la Révolution culturelle ? Le PCC a utilisé un groupe pour en tuer un autre, sans se fier à aucune classe. Même si vous étiez de la classe ouvrière ou paysanne sur lesquelles avait compté le Parti dans le passé, lorsque votre point de vue différait de celui du Parti, votre vie était en danger. Alors en fin de compte, pourquoi tout cela ?
L’objectif était d’établir le communisme comme unique et seule religion dominant le pays tout entier, contrôlant non seulement l’Etat mais l’esprit de chaque individu.
La Révolution culturelle poussa le PCC et le culte de la personnalité de Mao Tse Toung à un paroxysme. La théorie de Mao devait être utilisée pour imposer toute chose et la vision d’un seul homme devait être gravée dans des dizaines de millions d’esprits. La Révolution culturelle, avec des méthodes sans précédent et que rien n’égalerait jamais, ne spécifiait pas ce qui ne pouvait pas être fait – intentionnellement. Au lieu de cela, le Parti soulignait « ce qui pouvait être fait et comment le faire. Tout ce qui était en dehors de cette limite ne pouvait être fait ni même envisagé ».
Au cours de la Révolution culturelle, tout le monde dans le pays accomplissait un rituel de type religieux : « Demandez des instructions au Parti le matin et faites un rapport au Parti le soir », saluer le Président Mao plusieurs fois par jour, en lui souhaitant une longévité sans fin, et s’adonner à des prières politiques matin et soir, quotidiennement. Presque chaque lettré a vécu l’expérience d’écrire des autocritiques et des rapports de pensée. Les citations de Mao telles que « battez-vous avec férocité contre chaque pensée égoïste » et « exécutez les instructions que leur objectif soit ou non compréhensible, approfondissez votre compréhension lors du processus d’exécution » étaient fréquemment récitées.
Il n’était permis de vénérer qu’un seul « dieu » (Mao) et de n’étudier qu’une seule sorte d’écrits (l’enseignement de Mao). Plus tard la déification se développa au point où les gens ne pouvaient pas acheter de nourriture dans les cantines s’ils ne récitaient pas une citation ou ne saluaient pas Mao. En faisant des courses, en voyageant dans le bus, ou même pour un appel téléphonique on devait réciter une des pensées de Mao, même si elle n’avait aucun lien avec ce que l’on faisait. En faisant ces choses, les gens étaient soit fanatiques soit cyniques, et dans un cas comme dans l’autre ils étaient déjà sous le contrôle du spectre pervers communiste. Produire des mensonges, tolérer les mensonges et compter sur des mensonges était devenu le style de vie du peuple chinois.
VII. L’ère de la réforme économique – La violence progresse avec le temps
La Révolution culturelle a été une période pleine de sang versé, de tueries, de griefs, de perte de la conscience et de confusion entre le bien et le mal. Après la Révolution culturelle, les dirigeants du PCC ont fréquemment changé leur bannière tandis que le gouvernement changea six fois de main en 20 ans. La propriété privée est revenue en Chine, les disparités de niveau de vie entre zones urbaines et régions rurales se sont accrues, la surface des déserts s’est rapidement étendue, l’eau des rivières s’est asséchée, l’usage de la drogue et la prostitution ont augmenté. Tous les « crimes » que le PCC a combattus sont à nouveau permis.
Le cœur impitoyable du PCC, sa nature tortueuse, ses méfaits et sa capacité à ruiner le pays ont augmenté. Lors du massacre de Tiananmen en 1989, le Parti a mobilisé l’armée et les tanks pour tuer les étudiants qui protestaient sur la place Tiananmen. L’actuelle persécution des pratiquants du Falun Gong est encore pire. En octobre 2004, le gouvernement local a mobilisé 1 600 policiers anti-émeutes pour arrêter et tuer 50 paysans et réquisitionner leurs terres dans la ville de Yulin, dans la province de Shaanxi. Le pouvoir politique du gouvernement chinois a toujours été basé sur une philosophie de lutte et de violence. La seule différence par rapport au passé est que le Parti est devenu encore plus perfide.
Législation. Le PCC n’a jamais cessé de créer des conflits entre les gens. Il a condamné un grand nombre de citoyens accusés d’être réactionnaires, anti-socialistes, mauvais éléments et membres de sectes diaboliques. La nature totalitaire du PCC continue d’entrer en conflit avec tous les autres groupes et organisations civils. Au nom du maintien de la « stabilité sociale », le Parti a constamment changé les constitutions, lois et règlements, et a persécuté comme réactionnaire toute personne qui n’était pas d’accord avec le gouvernement.
En juillet 1999, Jiang Zemin a personnellement décidé, contre la volonté de la plupart des autres membres du Politburo, d’éliminer le Falun Gong en trois mois ; diffamation et mensonges ont couvert le pays encore une fois. Après que Jiang Zemin ait, lors d’une entrevue avec le journal français Le Figaro, accusé publiquement le Falun Gong d’être une « secte diabolique », les propagandistes chinois ont suivi : ils ont aussitôt publié des articles accentuant la pression pour que chacun dans le pays se retourne contre le Falun Gong. Finalement, l’Assemblée populaire nationale a été contrainte de passer une vague « décision » pour le traitement des sectes diaboliques ; peu après, la Cour populaire suprême et le Parquet populaire suprême publiaient conjointement une « explication » de cette « décision ».
Le 22 juillet 1999, l’agence de presse Xinhua a publié des discours des dirigeants du Département de l’organisation du PCC et du Département de la propagande, soutenant publiquement la persécution de Jiang contre le Falun Gong. Le peuple chinois s’est retrouvé pris dans le filet de la persécution simplement parce que c’était une décision prise par le Parti. Ils ne peuvent qu’obéir aux ordres et n’osent émettre la moindre objection.
Durant ces cinq dernières années, le gouvernement a utilisé un quart des ressources financières nationales pour persécuter le Falun Gong. Tout le monde dans le pays a dû passer un test : la plupart de ceux qui admettaient pratiquer le Falun Gong et refusaient d’abandonner la pratique ont perdu leur emploi, certains ont été condamnés aux travaux forcés. Les pratiquants du Falun Gong n’avaient violé aucune loi, ils n’avaient pas trahi leur pays, pas plus qu’ils ne s’étaient opposés à leur gouvernement ; ils ne faisaient que croire en « Authenticité, Bienveillance, Tolérance ». Pourtant des centaines de milliers de personnes ont été emprisonnées. En même temps que le PCC instaurait un strict blocage de l’information, plus de 1 100 personnes étaient torturées à mort selon ce qu’ont confirmé leurs familles – et le nombre des morts non confirmées est encore bien plus élevé.
Couverture de l’information. Le 15 octobre 2004, le Wenweipao (Wen Hui Bao) de Hong Kong rapportait que le vingtième satellite chinois, à son retour sur terre, était tombé sur la maison de Huo Jiyu dans la municipalité de Penglai, située dans le district de Dayin de la province de Sichuan. Le rapport citait Ai Yuqing, directeur du bureau gouvernemental du district de Dayin, confirmant que la « masse noire » était bien le satellite. Ai était lui-même le directeur adjoint du projet de récupération de l’engin spatial. Cependant, Xinhua n’a publié que l’heure de son retour, soulignant que c’était le vingtième satellite expérimental scientifique et technique retrouvé par la Chine. Xinhua ne mentionnait même pas la chute de l’engin sur une maison. C’est un exemple typique de la pratique courante des communiqués des médias chinois : rapporter les bonnes nouvelles et taire les mauvaises sur ordre du Parti.
Les mensonges et les calomnies publiés par les journaux et diffusés à la télévision ont beaucoup contribué à l’exécution des politiques du PCC dans tous les mouvements politiques passés. Les ordres du Parti sont instantanément exécutés par les médias dans tout le pays. Lorsque le Parti voulait lancer un mouvement anti-droitier, dans tout le pays les médias rapportaient d’une seule voix les crimes des droitiers. Lorsque le Parti a voulu instituer les communes populaires, chaque journal dans la nation s’est mis à louer les vertus des communes populaires. Lors du premier mois de la persécution du Falun Gong, toutes les stations de télévision et de radio ont diffamé sans relâche le Falun Gong et aux heures de grande écoute pour laver le cerveau des gens. Depuis lors, Jiang a utilisé tous les médias pour inventer et propager des mensonges et des calomnies répétées au sujet du Falun Gong, y compris en s’efforçant d’inciter l’opinion commune à la haine contre le Falun Gong au moyen d’une diffusion d’informations inventées sur des pratiquants commettant meurtres ou suicides. Un exemple de ce genre de faux reportages est l’incident mis en scène d’une « auto-immolation à Tiananmen », que l’ONG internationale Educational Development a dénoncé devant les Nations Unies à Genève comme étant un coup monté du gouvernement pour tromper la population. Au cours des cinq dernières années, aucun journal ou télévision de Chine continentale n’a rapporté un seul fait véridique au sujet du Falun Gong.
Le peuple chinois a l’habitude des fausses informations des médias. Un ancien journaliste de l’agence Xinhua a dit une fois : « Comment pouvez-vous croire les reportages de Xinhua ? Les gens ont même décrit les agences de presse chinoises comme les chiens du Parti. Comme le dit une chanson populaire : c’est un chien élevé par le Parti, gardant la porte du Parti. Il mordra ceux que le Parti décide qu’il morde, et mordra autant de fois que le Parti voudra ».
Education. En Chine, l’éducation est devenue un outil de plus pour contrôler les gens. À l’origine, l’éducation visait, outre l’acquisition de connaissances, le développement intellectuel de la faculté de jugement. La connaissance renvoie à la compréhension de l’information, des données et des événements historiques, le jugement au processus d’analyse, de recherche, de critique et de reproduction de cette connaissance – un processus de développement spirituel. Ceux qui ont la connaissance sans avoir de jugement approprié sont comparés à des rats de bibliothèque, et non à de vrais intellectuels avec une conscience sociale. C’est pourquoi dans l’histoire chinoise, ce sont les intellectuels dotés d’un jugement intègre – et non pas ceux qui ont simplement la connaissance – qui ont été le plus respectés. Or sous le contrôle du PCC, la Chine regorge d’intellectuels qui ont la connaissance mais sans opinion ou n’osant pas exercer leur jugement. L’éducation dans les écoles ne fait qu’enseigner aux étudiants à ne pas faire les choses que le Parti ne veut pas qu’ils fassent. Ces dernières années, toutes les écoles ont commencé à enseigner la politique et l’histoire du PCC avec des manuels unifiés. Les professeurs ne croient pas au contenu du texte, mais la « discipline » du Parti les force à l’enseigner contre leur gré. Les étudiants ne croient ni les manuels ni leurs professeurs, mais ils doivent tout mémoriser s’ils veulent réussir les examens. Récemment, des questions au sujet du Falun Gong ont été ajoutées aux examens d’entrée dans les universités et les écoles secondaires. Les étudiants qui ne connaissent pas les réponses modèles n’obtiennent pas les notes les plus élevées et perdent la chance d’entrer dans de bonnes universités ou écoles secondaires. Si un étudiant ose dire la vérité, il sera immédiatement renvoyé de l’école et perdra son droit à l’éducation conventionnelle.
Dans le système d’éducation publique, sous l’influence des journaux et des documents gouvernementaux, de nombreux proverbes ou phrases célèbres ont été propagés comme des vérités, telle la citation de Mao : « Nous devrions soutenir ce à quoi l’ennemi s’oppose et nous opposer à ce que l’ennemi soutient ». Leur effet négatif s’est répandu partout : on a empoisonné le cœur des gens, évincé la bienveillance et détruit le principe moral consistant à vivre en paix et en harmonie.
En 2004, le Centre d’Information de la Chine a analysé une étude faite par Sina.net, et les résultats montrent que 82,6 % de la jeunesse chinoise approuve les exactions contre les femmes, les enfants et les prisonniers en temps de guerre. Ce résultat est choquant, mais il reflète l’état d’esprit des Chinois – et spécialement de la jeune génération, qui manque d’une compréhension élémentaire du concept culturel traditionnel de bienséance ou de la notion d’humanité universelle.
Le 11 septembre 2004, un homme a fanatiquement lacéré 28 enfants avec un couteau dans la ville de Suzhou. Le 20 septembre, un homme de la province de Shandong a blessé 25 élèves d’une école élémentaire avec un couteau. Certains professeurs d’écoles élémentaires ont forcé les élèves à fabriquer manuellement des pétards pour augmenter les fonds de l’école, provoquant une explosion dans laquelle des élèves sont morts.
Exécution des politiques. La direction du PCC a souvent utilisé la menace et la contrainte pour s’assurer de l’exécution de leurs politiques. Un des moyens qu’ils utilisent est le slogan politique. Longtemps, le PCC a utilisé le nombre de slogans affichés comme évaluation de la contribution politique de chacun. Lors de la Révolution culturelle, Pékin était devenue du jour au lendemain une « mer rouge » d’affiches dazibao (journal mural chinois affiché dans les lieux publics). On voyait partout le slogan « à bas le règne des capitalistes dans le Parti ». Dans les campagnes, ironiquement, il était raccourci en « à bas le règne du Parti ».
Récemment, pour promouvoir la loi sur la protection des forêts, le Bureau d’Etat chargé de la sylviculture et toutes ses stations, ainsi que les bureaux de protection des forêts, ont impérativement fixé un nombre standard de slogans à afficher. Ne pas atteindre le quota serait considéré comme ne pas avoir accompli sa tâche. En conséquence, les bureaux locaux du gouvernement ont affiché un grand nombre de slogans comme : « Quiconque brûle les montagnes ira en prison ». Dans l’administration du contrôle des naissances, ces dernières années, il y avait des slogans encore plus effrayants : « Si une personne viole la loi, le village entier sera stérilisé », « plutôt un autre tombeau qu’un autre bébé », ou « s’il n’a pas subi une vasectomie comme il le devait, sa maison sera démolie ; si elle n’a pas subi un avortement comme elle le devait, ses vaches et ses champs de riz seront confisqués ». Il y avait même des slogans violant les droits de l’homme et la Constitution comme : « Vous dormirez en prison demain si vous ne payez pas vos taxes aujourd’hui ».
Un slogan n’est en fait qu’une sorte de publicité, mais plus directe et répétitive. Donc, le gouvernement chinois emploie souvent les slogans pour promouvoir des idées, des valeurs et des positions politiques. On peut aussi considérer les slogans politiques comme les mots que le gouvernement dit au peuple. Cependant, dans ces slogans de promotion des politiques du PCC, il n’est pas difficile de sentir la tendance à la violence et à la cruauté.
VIII. Faire subir le lavage de cerveau au pays tout entier et le transformer en « prison mentale »
L’arme la plus efficace que le PCC utilise pour soutenir son règne tyrannique est son système de contrôle. De manière très organisée, le PCC impose une mentalité d’obéissance à chacun de ses citoyens. Peu importe qu’il se contredise lui-même, ou change constamment sa politique, tant qu’il peut organiser des méthodes systématiques pour priver le peuple de ses droits humains fondamentaux. Les tentacules du gouvernement sont omniprésentes. Que ce soit dans les régions rurales ou urbaines, les citoyens sont gouvernés par les soi-disant comités municipaux ou de rue. Jusqu’à aujourd’hui, que ce soit pour se marier ou divorcer, ou pour avoir un enfant, les citoyens ont tous besoin de l’approbation de ces comités. L’idéologie, la façon de penser, les organisations, l’infrastructure sociale, les mécanismes de propagande et les systèmes administratifs du Parti ne servent que son but dictatorial. Le Parti, à travers ses systèmes de gouvernement, s’efforce de contrôler chaque pensée et chaque action individuelles.
La brutalité avec laquelle le PCC contrôle son peuple ne se limite pas aux tortures physiques infligées, il force aussi les gens à perdre leur capacité à penser indépendamment, il en fait des lâches peureux et défensifs n’osant pas parler ouvertement. Le but de son autorité est le lavage de cerveau de chacun de ses citoyens, de sorte qu’ils pensent et parlent comme le PCC, et fassent ce qu’il préconise.
Il existe un dicton : « La politique du Parti est comme la lune, elle change tous les 15 jours. » Aussi souvent que le PCC modifie ses politiques, chacun dans le pays doit les suivre de pr&e







