|
La Voix du Nord / 15.06.2008
Hier, Amnesty International a monté un village consacré aux droits humains sur la place de la République. Le but de cette action est de rappeler les engagements pris par la Chine au moment où elle était candidate à l'attribution des Jeux olympiques 2008.
On pourrait presque qualifier le lieu de petit village. Un village qui résiste, encore et toujours, aux abus subis par les droits de l'homme et leurs défenseurs. Place de la République, entre la préfecture de région et le palais des Beaux-Arts où le parvis des droits de l'homme a été inauguré il y a quelques mois, huit stands et un podium se sont installés, hier après-midi, afin de rappeler la situation des droits humains en Chine. Amnesty International, l'Association chrétienne pour l'abolition de la torture (ACAT) et le CCFD se sont mobilisés pour l'occasion.
« Nous ne sommes pas favorables au boycott des Jeux olympiques, précise Marc Heyman, le responsable régional d'Amnesty. Avec les JO, la Chine s'était engagée à respecter les droits de l'homme. Malheureusement, elle n'a pas tenu ses promesses. » Le collectif Chine JO 2008 distribue donc une plaquette rappelant les « huit revendications pour Pékin ». La première : libérer les personnes emprisonnées depuis les manifestations de Tian An Men (1989) et les prisonniers d'opinion. Les autres ? Mettre fin au contrôle sur l'information, suspendre les exécutions en vue d'aboutir à l'abolition de la peine de mort, mettre un terme à la pratique systématique de la torture... Hier, un autre mouvement était présent pour protester contre la politique chinoise. Le mouvement Falun Dafa (Falun Gong), à l'écart, dénonçait la répression dont il fait l'objet. |