Le Comité olympique refuse d'agir sur la liberté des médias au Tibet

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Drôme Ardèche Tibet / 6.06.2008

Le CIO ignore les demandes de retirer la flamme olympique du Tibet ; les protestations et les emprisonnements continuent.

France La réunion de clôture du Comité Exécutif du Comite International Olympique se termine aujourd'hui sans aucun progrès sur les opinions exprimées par les Tibétains et ceux qui font campagne pour eux, sur le manque du liberté au Tibet et les répercussions négatives qu'aurait le passage de la torche Olympique au Tibet.
L´entrée de la flamme au Tibet est prévue dans cinq jours, pour le 11 Juin. Les journalistes se voient refuser l´accès aux régions Tibétaines depuis fin mars.

Les Groupes de Soutien aux Tibet ont fait savoir au CIO, lors de la réunion d´Athènes, leur inquiétude à propos du parcours de la flamme au Tibet, qui pourrait encourager une plus grande répression suite aux protestations récentes et aux manifestations qui ont eu lieu dans la région en mars et qui provoquerait probablement une intervention de la force armée.

Nous sommes choqués de constater que le CIO insiste aveuglement à faire parader la flamme à travers le Tibet alors que cette région subie une tension si forte et que les journalistes n'ont pas le droit d´y accéder pour rendre compte des événements. En refusant de retirer la flamme du trajet au Tibet, le CIO endosse la responsabilité de la répression du gouvernement Chinois et provoque plus de brutalité de la part des autorités chinoises qui sont déterminées à réprimer toute protestation lors du passage de la flamme.

La situation au Tibet reste critique car les protestations continuent et des milliers de personnes sont toujours emprisonnées ou disparues suite à l´intervention brutale du gouvernement chinois lors du soulèvement au Tibet en mars et avril derniers.

Les Tibétains sont soumis à des intimidations et des répressions violentes contre la liberté religieuse et d´autres libertés car les autorités chinoises effectuent des contrôles porte par porte, des détentions, et ce qu'on pourrait qualifier de rééducation « patriotique ». Elles forcent les Tibétains à démontrer d´autres formes de « patriotisme ». Tout dernièrement, le 28 mai, 3 religieux ont été arrêtés et un manifestant de 21 ans a été la cible des forces de sécurité au Tibet de l´Est. A la suite de ces événements au moins 6 manifestations faites par des religieux ont eu lieu en mai dans cette région et plus de 80 arrestations on été faites.

Que le CIO autorise la flamme Olympique à traverser le Tibet sans même s´insurger pour la liberté des médias est honteux. Cette année la flamme Olympique représente souffrances et carnage pour le peuple Tibétain et il est honteux que le CIO semble être aussi désireux que le gouvernement chinois de cacher au reste du monde la situation au Tibet, ne demandant même pas le libre accès des médias au Tibet.

A travers le monde les Tibétains et leurs supporters font pression sur les 15 membres du comité exécutif du CIO afin qu'il retire, au Comité d 'Organisation des Jeux Olympiques de Pekin, l´autorisation de porter la flamme Olympique à travers le Tibet, ce qui est prévu à partir du 11 Juin à Gyalthang dans la Province de Yunnan - région du Kham - et plus tard du 18,19 juin au 23 Juin à Lhasa et les villes de la région de Amdo, actuellement Qinghai.


1. Drôme Ardèche – Tibet a pour objet "de soutenir le peuple Tibétain dans sa lutte non violente pour la liberté, de participer à faire connaître sa culture et de promouvoir la non-violence".

2. Drôme Ardèche
Tibet fait partie du réseau international de soutien au Tibet, une coalition mondiale d'organisations non gouvernementales qui travaillent à maximiser l'efficacité du mouvement mondial pour le Tibet. Les organisations membres de l'ITSN ont des positions différentes sur le futur statut politique du Tibet, mais toutes considèrent le Tibet comme un pays occupé et sont engagées à faire cesser les violations des droits de l'Homme au Tibet et à travailler activement à la restauration des droits du peuple Tibétain selon le droit international à décider de leur propre statut politique, économique, social, religieux et culturel.

 
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