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AFP / 4.05.2007
PÉKIN – La Chine s'est défendue, le vendredi 28 avril 2007, des accusations portées à son encontre par Taiwan concernant le trajet de la flamme olympique pour les J.O. de Pékin 2008, accusant les autorités de l'île d'avoir renié leur parole et de poursuivre des objectifs «politiques».
«Nous sommes en désaccord avec toute pratique ou attitude tendant à rompre les promesses ou les consensus initialement atteints», a déclaré le vice-président du Comité d'organisation des J.O. 2008, Jiang Xiaoyu, lors d'une conférence de presse.
L'annonce, le 28 avril, du périple de la flamme olympique avait immédiatement suscité de très vives réactions des autorités taïwanaises, qui estimaient que l'inclusion de Taipei juste avant le parcours chinois était une tentative «inacceptable» de «rabaisser [son] statut».
La flamme, qui sera allumée en Grèce fin mars 2008, passera par les cinq continents avec une deuxième étape controversée au Tibet, et franchira notamment le plus haut sommet du monde, l'Everest.
D’ailleurs, cinq Américains, détenus depuis la semaine dernière au Tibet pour avoir manifesté contre le passage de la flamme olympique de 2008 sur le Toit du Monde, ont été expulsés de Chine, a indiqué vendredi le ministère chinois des Affaires Étrangères.
La Chine a également formulé une protestation officielle auprès des États-Unis pour cette manifestation, a-t-on appris de même source.
Les manifestants, entrés en Chine comme touristes, avaient été appréhendés, le 25 avril, après avoir déployé une banderole «One World, One Dream, Free Tibet 2008» (Un monde, un rêve, Tibet libre 2008), détournant le slogan des Jeux de Pékin «Un monde, un rêve».
L'un des militants portait un T-shirt «No torch through Tibet» (pas de flamme olympique au Tibet), en allusion au projet de passage du relais de la flamme par l'Everest, qui a été confirmé officiellement jeudi soir par le comité d'organisation des JO de Pékin.
En 1949, le Tibet a été annexé à la Chine par l’armée de Mao Zedong. Le Dalaï-lama, chef spirituel et politique du pays, s’est exilé en Inde en 1959 pour fuir la persécution des communistes fondamentalement athées et s’opposant agressivement à toute spiritualité.
Pression
Le voyage commencera par Pékin le 31 mars 2008 et retrouvera, plus de quatre mois après, la capitale chinoise pour l'ouverture des Jeux olympiques le 8 août à 20 h, heure locale.
Le président du Comité olympique de Taiwan, Tsai Chen-wei, a souligné que l'annonce faite par Pékin était une tentative de «rabaisser [le] statut» de l'île, «totalement inacceptable».
Taiwan, île séparée de fait du continent depuis 1949, est pour le régime communiste une province rebelle devant réintégrer la mère patrie, par la force si besoin. Pour les habitants de celle-ci, il s’agit d’un pays démocratique qui refuse la dictature du communisme chinois. |