Depuis hier le « Tibet libre » flotte sur le parvis de l'hôtel de ville

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Par Nice-matin / le 7 mars 2009

Hier soir, sur le parvis de l'hôtel de ville, a été hissé le drapeau du Tibet. Les organisateurs voulaient célébrer le 50e anniversaire du massacre de Lhassa, qui a fait 87 000 morts et a contraint le Dalaï-lama à fuir sa terre natale pour trouver refuge en Inde, mais ils entendaient aussi commémorer le 1er anniversaire des manifestations sanglantes avant les JO de Pékin.

À l'origine de cet événement insolite Lionnel Luca, président du Groupe d'Étude sur la Question du Tibet à l'Assemblée Nationale, le maire Henri Revel, l'adjointe Michèle Voisin, membre de l'association Action pour les Droits de l'Homme. Une vingtaine de personnes assistaient également à la montée des couleurs tibétaine.

 

Lionnel Luca, le maire Henri Revel, l'adjoint Michèle Voisin et une vingtaine de personnes se sont réunis pour hisser le drapeau Tibétain sur le parvis de l'hôtel de ville et afficher leur soutien au peuple Tibétain et au Dalaï-Lama. : Photo L.D.

Le combat pour le Tibet libre est une cause qui tient à coeur à Lionnel Luca. L'occasion pour lui de rappeler l'histoire de ce peuple : « Le Dalaï-lama a cru aux belles paroles de Mao Zedong, mais s'est rendu compte trop tard du mal qui s'abattait sur son peuple ». Le 10 mars 1959, les Tibétains ont réclamé l'indépendance de leur pays mais cela s'est fini en bain de sang. 87 000 Tibétains ont trouvé la mort. « Le Dalaï-lama et environ 80 000 Tibétains fuient vers l'Inde, à Dharamsala, dans les contreforts de l'Himalaya. C'est la que le mouvement de résistance non violente a pris effet ». Il a rappelé les revendications du Dalaï-lama à savoir, non pas l'indépendance mais l'application de la Constitution Chinoise qui prévoit l'autonomie du Tibet. « Il y a toujours une vérité qui triomphe, je suis persuadé que le Tibet deviendra libre un jour » affirme M. Luca. Sept communes sur 18 contactées ont répondu « oui » à sa proposition : Cannes, Le Cannet, Menton, Vence, Villeneuve-Loubet, Mouans-Sartoux et Saint-Laurent-du-Var. Dont le maire Henri Revel n'en est pas à son premier coup d'essai : l'année dernière il avait déjà hissé le drapeau du Tibet avant les Jeux Olympiques. « J'admire l'histoire du Dalaï-lama et du peuple Tibétain. Je trouve révoltant, que de tout temps, les hommes de paix aient été persécutés. C'est un chef spirituel qui véhicule une image, un symbole fort de paix, de liberté, d'égalité, de fraternité et de sagesse comme Ghandhi. Je suis fier de pouvoir élever le drapeau du Tibet Libre sur le parvis de ma mairie et d'afficher mon soutien à cette noble cause. »

Le 10 mars est l'occasion de rappeler l'exigence du respect des droits du peuple Tibétain de conserver sa culture et son identité.


Remy Kark
Nice-Matin

 
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