
De quoi s’agit-il, si à première vue après avoir tremblé d’effroi on regarde de plus près ? La réalité est encore plus choquante : l’affiche se vante de disposer de vrais corps humains…
Ce tabou est ainsi levé très facilement, de vrais corps humains sont exposés comme on expose parfois des animaux empaillés. Evidemment il ne s’agit pas du nôtre « comme le sous-entend l’exposition ».
Si on avance un peu pour en savoir plus, on apprend que ces cadavres traités par plastination (injection d’une résine pour enlever tous les liquides corporels) sont montrés dans la vie courante, en train de jouer au tennis, en train de jouer aux échecs ou à d’autres activités ordinaires…
Ceci serait, soi-disant, pour rendre l’exposition plus attractive.
Les corps exposés sont décharnés, pour certains on ne voit qu’un squelette, pour d’autres une partie de la peau, les organes apparents.
Certains posent dans des positions ressemblant à des postures dites « sexy » alors qu ils ne sont que squelettes et lambeaux de peau…
Tout cela est donc fait pour rendre le sujet appétissant…
Ceci paraît aberrant dit comme cela, et pourtant nous sommes qu’au début du scandale…
Car évidemment les corps exposés ont une particularité : ils ont tous l’air asiatique. En creusant plus loin on s’aperçoit qu ils proviennent d’une société obscure basée à Hong-Kong.
La provenance des corps, qui ne sont devenus que produits d’exhibition, se trouve en Chine et leur traçabilité n’est pas certifiée.
A travers le monde les exactions du gouvernement chinois commencent à se savoir de plus en plus : les exécutions sommaires, les tortures…
Comment savoir si ces cadavres ont donné leur consentement de leur vivant ?
Comment savoir si il ne s’agit pas dans le pire des cas, des corps de personnes tuées afin de les exposer?

Ces agissements sont pourtant dans d’autres cas habituels pour le PCC (parti communiste chinois). Celui-ci tue dans des buts commerciaux, comme c’est le cas dans l’affaire des prélèvements d’organes sur des pratiquants de Falun Gong, cette méthode issue de la tradition bouddhiste et taoïste de la Chine.
Le comité d’éthique a qualifié l’exposition d’ « atteinte à la dignité humaine ». D’ailleurs La Villette qui a suivi ces recommandations n’a pas accepté de la réaliser.
Ainsi beaucoup de questions se posent. Des questions d’éthique et de moralité.
L’homme est parvenu à la civilisation au moment où il a pris conscience de ces morts, en les enterrant ou en les respectant d’une autre manière, qu’arrive-t-il à notre civilisation humaine qui ne fait plus cas de la mort de ces semblables ?
Un représentant de l’exposition dit : « vous ne sortirez pas indemne ». Qu’est-ce que cela signifie ? Dans un accident ce que l’on souhaite c’est sortir indemne ; ici on va dans cette exposition pour être blessé, sali ?
Quelle est la place de l’art ? Dans l’antiquité chinoise comme à la renaissance en France l’art était là pour apporter une vue plus large à l’être humain. L’art véritable permettait à l’homme d’envisager un monde plus parfait, plus lumineux. Où nous entraîne cette forme d’art poussant à l’extrême le morbide ?
Comment nos enfants percevront le monde si ce genre d’initiative se multiplie ?
Comment la médecine censée sauver les gens peut-elle cautionner ce genre d’exposition ?
Où est son but de préserver la vie humaine ?
Quelle est la seconde étape pour satisfaire les goûts de plus en plus morbides d’un public éduqué dans ce sens ? Car le goût se développe aussi par l’habitude.
Non indemne, quelles sensations ou plaisirs rechercheront les jeunes enfants, les adultes sortant de cette exposition ?
Pourquoi les corps exposés proviennent-ils exclusivement de Chine, sachant que le gouvernement de ce pays est très loin de respecter les droits de l homme, au point où la vie et la mort des citoyens chinois est décidé en fonction de l’intérêt étatique ? Des prisonniers de conscience, des croyants en différentes religions ou spiritualités tel que le Falun Gong, sont toujours exécutés ou torturés selon des méthodes empruntées aux plus grandes dictatures.
Ici on voit une exposition qui se justifie elle-même sous le couvert de la médecine et de l’art.
A la question morale humaine on peut donc ajouter la question sociale, chacun devrait réfléchir à la question avant de se rendre dans ce lieu et d’y emmener les enfants.
Au niveau écologique nous prenons conscience qu’il s’agit de la responsabilité de chacun de préserver notre planète, n’en est-il pas de même au niveau humain ?
Suite au passage de l’exposition dans la ville de Lyon, des psychiatres soulèvent ces questions essentielles que l’on peut voir sur Internet au lien suivant http://www.psychasoc.com/Textes/Catharsis-ou-reproductibilite , d’autres universitaires comme Monsieur François Rastier, directeur de recherche au CNRS s’indignent de cette volonté de retirer les tabous, au mépris même de la vie humaine. Comme on peut le voir en suivant ce lien issu du magazine LYON CAPITALE
http://www.lyoncapitale.fr/index.php?menu=01&article=5685
Le but des exposants semblent être de prendre la population de vitesse avant que des questions de ce genre se posent trop vite, ce but en lui-même ne jette-t-il pas le doute sur la nouvelle forme de ce prétendu art ?
La provenance et les procédés semblent suspicieux et les barrières morales traversés aisément. Reposons-nous ces questions avant de coopérer. Ne nous jetons pas trop vite dans la curiosité. Our Body est déjà là et menace d’entraîner plus de 300 000 personnes non conscientes des réalités qui se cachent derrière.