Les Nations Unies doivent appliquer la recommandation à la Chine sur le trafic d'organes

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Par le centre d'information du Falun Dafa / le 5 décembre 2008

Dans une décision légalement contraignante émise le 21 novembre 2008, le Comité des Nations Unies contre la Torture a demande une enquête sur le prélèvement illicite d’organes sur des pratiquants de Falun Gong. La déclaration était la dernière d’une longue ligne d’actions prises par des écrivains, des avocats, des médecins et des représentants gouvernementaux afin de faire des recherches et de condamner de telles violences.

Le Centre d’information du Falun Dafa demande instamment à la communauté internationale de prendre des mesures immédiates pour continuer à enquêter, empêcher, et mettre fin à de tels crimes contre l’humanité.

"La décision du Comité des Nations - Unies contre la Torture de soulever ce problème est incroyablement importante et louable, elle ajoute encore du poids à la démonstration que des prisonniers de conscience du Falun Gong ont été tués de sorte que leurs organes puissent l'objet d'un commerce illégal" a dit Erping Zhang, porte-parole du Falun Gong.

“Il est clair qu’il y a un danger très réel que cette pratique continue et puisse même s’intensifier alors que les Jeux Olympiques sont terminés. Il est vital que la communauté internationale prenne des mesures concrètes et immédiates pour assurer qu'une telle chose ne se produise pas. "

Le CIFD demande à la communauté internationale - particulièrement aux états adhérant à la Convention des Nations-Unies contre la torture d’établir une commission indépendante, internationale, pour enquêter, surveiller et recommander que ceux impliqués dans le prélèvement d’organes en Chine, y compris les institutions de l’Etat-parti communiste et les individus impliqués soient punis. Une telle commission pourrait aussi suivre diverses mesures déjà mises en place par certains gouvernements pour assurer que leurs citoyens ne soient pas complices malgré eux.


Conclusions des Nations-Unies

Dans ses conclusions sur le degré d’adhésion de la Chine à la Convention des Nations-Unies contre la torture, le 21 novembre dernier, un comité d’experts indépendants s’est montré concerné par "l’information reçue selon laquelle des pratiquants de Falun Gong ont été largement soumis à la torture et aux mauvais traitements en prison et que certains d’entre eux ont été utilisées pour des transplantations d’organes."

Le comité a fait la recommandation suivante, qui à ce jour la demande la plus légalement contraignante pour les autorités chinoises d’enquêter et de punir ceux qui sont responsables des prélèvements forcés d’organes sur des pratiquants de Falun Gong :

"L’Etat-parti devrait ... immédiatement former une commission d'enquête indépendante afin d'étudier les déclarations selon lesquelles certains pratiquants de Falun Gong auraient été assujettis à la torture et aux prélèvements d'organes, et de prendre les mesures nécessaires pour assurer que les responsables de telles violences soient traduits en justice et punis."

Les conclusions du comité suivent des requêtes régulièrement transmises au gouvernement chinois depuis août 2006 par Manfred Nowak, Rapporteur des Nations-Unies sur la torture, et Mme Asma Jahangir, rapporteur spéciale des Nations-Unies (NU) sur la liberté religieuse, qui ont reçu des réponses insatisfaisantes.

Tout en félicitant la position ferme du Comité des NU sur la question, il est important de reconnaître la quasi impossibilité qu'un corps nommé par le gouvernement chinois fasse une évaluation équitable. Ceci est dû au manque d’indépendance judiciaire et à la complicité entremêlée d’entités de l’Etat dans ces abus - en particulier les prisons, les camps de travaux forcés, et les hôpitaux militaires. En effet, les preuves collectées indiquent que ce sont précisément les entités de l’Etat-parti communiste qui coordonnent les atrocités de prélèvement d’organes en Chine.

 

Le Centre d'Information du Falun Dafa demande donc instamment à la communauté internationale de diligenter sa propre commission pour conduire à la fois une investigation sur les abus déjà commis et une surveillance permanente des transplantations d’organes en Chine.


Mesures internationales déjà prises

Les premières allégations de prélèvement d'organes systématiques sur des pratiquants de Falun Gong dans les lieux de détention chinois ont émergé en 2006, bientôt suivies d'une enquête indépendante par les Canadiens David Kilgour et David Matas, qui ont conclu que ces allégations étaient vraies (voir le rapport). Depuis un certain nombre de gouvernements, d'organismes internationaux, et de membres de la communauté médicale ont également trouvé les allégations crédibles et dans certains cas, ont pris des mesures pour assurer que leurs propres citoyens ne soient pas complices de tels abus.


Voici un exemple de mesures et d' initiatives déjà prises qui devraient être développées :

Conduire des investigations et des analyses indépendantes

Edward McMillan-Scott, Vice-Président du Parlement européen et rapporteur pour l'Instrument européen pour la Démocratie et les Droits de l'homme, est allé en Chine en mai 2006 en mission d'information, afin d'enquêter personnellement sur les allégations de prélèvements d'organes, et il a plusieurs fois condamné le prélèvement d'organes sur des pratiquants de Falun Gong en Chine. (http://www.emcmillanscott.com/9.html)

• En mars 2007, le Dr. Tom Treasure, dans le Journal de la Société Royale de Médecine a trouvé les allégations crédibles, en particulier dans le contexte du rôle joué par les médecins dans l'holocauste. (Voir l'article en français : Le Falun Gong, la transplantation d’organes, l’holocauste et nous-mêmes. )

• En juillet 2008, un conseil rabbinique israélien spécial a déclaré que le régime chinois était responsable du meurtre de pratiquants de Falun Gong, probablement du fait des profits générés par ces prélèvements d'organes. (Un Conseil rabbinique Israélien déclare le régime chinois responsable pour les morts de pratiquants de Falun Gong)

• En novembre 2008, le Weekly Standard magazine a publié un article principal sur le prélèvement d'organes écrit par Ethan Gutmann, membre auxiliaire de la Fondation pour la Défense des Démocraties (en français : La sordide moisson d’organes de la Chine ). L'article décrivait les analyses systématiques et suspectes sur des pratiquants de Falun Gong.


Endiguer le flux de récipiendaires étrangers voyageant en Chine pour des organes :

• En août 2006, la Fondation nationale du rein, basée à New York a exprimé ses profondes inquiétudes quant aux allégations selon lesquelles un grand nombre de pratiquants de Falun Gong étaient exécutés à des fins de transplantations d'organes; la Fondation s'oppose vivement à une telle machination et au tourisme de greffes d'organes en général.

• Début 2007, une entreprise d' assurance de santé israélienne a cessé d'envoyer des patients en Chine pour des greffes. Ceci faisait suite notamment à une enquête et à l'arrestaion par les autorités israéliennes de plusieurs hommes pour fraude fiscale en connexion avec une entreprise qui servait d'intermédiaire pour des greffes d'organes de prisonniers chinois au profit d'Israéliens. Un des hommes a déclaré lors d'une interview secrète que les organes venaient "d'opposants au régime, de condamnés à mort et de prisonniers du Falun Gong." (Israël arrête des hommes qui servaient d'intermédiaires pour des greffes d'organes en Chine)

• En août 2007, Hou Sheng-mao, Directeur des Services de Santé de Taiwan, a rapporté avoir demandé aux médecins taiwanais de ne pas recommander à leurs patients de se rendre en Chine continentale pour des greffes.

•En décembre 2007, une pétition signée par 140 médecins canadiens a été présentée au Parlement pour demander au gouvernement de publier des consignes de voyage avertissant les gens que les transplantations d'organes en Chine incluent l'utilisation d'organes prélevés sur des donneurs non-consentants tels que les pratiquants du Falun Gong.

• En février 2008, Borys Wrzesnewskyj membre du Parlement canadien a présenté une loi pour empêcher les Canadiens de contribuer à obtenir des organes et des parties de corps humains issus de donneurs non consentants, y compris de voyager dans d'autres pays pour obtenir de tels organes. Il a déclaré que l'urgence de la question était mise en évidence par les découvertes du rapport Kilgour-Matas.


Mettre fin à la formation et la coopération académiques avec des médecins chinois sur la transplantation d'organes

• En juillet 2006, le Directeur du 'Program in Human Rights and Medicine' à l'Université du Minnesota, Kirk C. Allison, PhD, MS a publié une déclaration venant renforcer les découvertes du rapport Kilgour-Matas et appelant les cercles médicaux et académiques à mettre fin à la coopération avec la Chine sur la transplantation d'organes.

• En décembre 2006, le Ministère de la Santé australien a annoncé l'abolition des programmes de formation en techniques de transplantation d'organes pour les médecins chinois aux Hôpitaux Prince Charles et Princess Alexandra, ainsi que l'interdiction des programmes communs de recherche avec la Chine sur la transplantation d'organes . (Agence AAP, dec. 2006 : Des hôpitaux interdisent de former les médecins chinois)

 

 

Auditions gouvernementales et questions directes au gouvernement chinois

• En septembre 2006, le Congrès des États-Unis a tenu une audience sur le prélèvement d'organes sur des pratiquants de Falun Gong. (http://commdocs.house.gov/committees/intlrel/hfa30146.000/hfa30146_0.htm)

• En septembre 2006, le Parlement européen a adopté une résolution condamnant la détention et la torture de pratiquants de Falun Gong, et soulevant des inquiétudes quand aux rapports de prélèvements d'organes (voir article d'Epoch Times); la question a également été soulevée par la direction de la troïka Union européenne en la personne du ministre des Affaires étrangères finlandais Tuomioja bilatéralement avec le Ministre des Affaires étrangères Li Zhaoxing au sommet UE-Chine à Helsinki. (http://www.david-kilgour.com/2006/Oct_2_2006_3.htm)

• En novembre 2006, à la suite d'une audience sur le sujet, le Comité des Affaires étrangères du Parlement Irlandais a écrit au ministère des Affaires étrangères pour lui demander de soulever la question avec ses homologues chinois et que cela soit inclu dans le dialogue UE-Chine sur les droits de l'homme.


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