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AFP / 20.12.2007
Le géant chinois attend les J.O. A huit mois de l'ouverture, les 37 installations sont prêtes, sauf le grand stade "nid d'oiseau" qui ne sera livré qu'en avril.
Les sponsors, locaux et étrangers, se bousculent pour figurer en bonne place sur les affiches du plus grand marché du monde
Si à Athènes, en 2004, les Jeux avaient commencé, alors que le ciment était à peine sec, la Chine a tout fait pour être dans les temps.
La capitale a profité de l'occasion pour un grand toilettage. Elle s'est dotée de transports à sa démesure (métro, aéroport), au prix cependant dénoncé du déplacement forcé d'1,5 million de personnes. Et pour un investissement estimé à quelque 40 milliards de dollars.
Les inquiétudes demeurent sur la pollution, notamment pour les épreuves d'endurance, quelques bugs informatiques dans le système de vente des billets et la polémique sur le parcours de la flamme olympique qui évitera Taiwan, mais passera par le Tibet.
La question du respect des droits de l'homme et de la liberté de la presse restent aussi un des points d'interrogation: Amnesty international reproche à la Chine de ne pas tenir les engagements pris lorsqu'elle était candidate à l'organisation des jeux. Human Rights Watch, le Comité pour la protection des journalistes (CPJ) et Reporters sans Frontières (RSF) accusent Pékin de continuer d'entraver le travail des médias étrangers, à l'encontre même des règles provisoires édictées par le gouvernement chinois lui-même.
Selon ces organisations, ces règles valides jusqu'en octobre 2008 donnent davantage de liberté aux médias étrangers mais sont souvent ignorées, "volontairement ou non", au niveau local, surtout si les journalistes souhaitent couvrir des sujets jugés sensibles par les autorités. |